05 أبريل 2011

DROIT DES PEUPLES OPPRIMES A L’INSURRECTION

Comme par hasard, certaines organisations de la défense des Droits de l’Homme font un tintamarre particulièrement assourdissant lorsque les grandes puissances de ce monde veulent bien épingler certains Etats minutieusement et intentionnellement visés.
C’est dire que ce ne sont pas là des gestes innocents, ni gratuits. Paradoxalement, quand ces mêmes grandes puissances veulent défendre leurs intérêts, avant tout économiques, elles font la sourde oreille aux voix qui stigmatisent la situation déplorable des D.H.quelque part dans un coin isolé et inconnu de la planète.
Nul besoin, donc de dénoncer l’approche deux poids deux mesures adoptée ostensiblement par les grandes puissances qui depuis toujours s’arrogent le droit, la primeur, le privilège d’émettre des jugements de valeur, à leur guise, en tenant compte du degré de sagesse, de fidélité, et de soumission  des Etats bons élèves du bien.

 De telles instrumentalisations des principes et des valeurs universels, sont le plus souvent dictées par les grandes multinationales, intermédiaires incontournables entre les Etats en question et les grandes puissances.

 Par ailleurs, les fervents défenseurs des D.H., usent d’une partialité, le moins que l’on puisse dire injuste et indigne de la part d’organisations internationales qui n’hésitent jamais à donner des leçons de haute morale et de citoyenneté en prenant bien soin de citer, à dessein, des articles de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1793, au détriment d’autres articles frontalement en rapport avec le type de situation et de contexte ciblés.

Comment, par exemple, justifier les hésitations, les tergiversations, les erreurs de l’O.T.A.N., dans le cas de la lutte légitime du peuple libyen contre la dictature du fou gueux Kadhafi ? Au nom de quelles références certains médias officiels de pays arabes traitent-ils les révolutionnaires libyens de « rebelles »?

Il s’agit bel et bien de révoltés, de révolutionnaires, d’insurgés contre la dictature sauvage du dictateur sanguinaire, Kadhafi. Pendant plus de 42 ans, ils ont tenté, par tous les moyens pacifiques, de changer le régime ingrat et criminel du colonel complexé.

Par conséquent, ils ne font qu’exercer un droit inaliénable et légitime, celui de se soulever contre le dictateur et sa dictature, reconnu et défendu par les vraies Etats démocratiques du monde : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »(art.35 de la Déclaration des Droits de l’Homme 1793)

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI

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