17 مايو 2011

L’EXAMEN EXPERIMENTAL : UN FAUX DEBAT

 
  Le département de l’Education Nationale vient, une fois de plus, de prouver son art d’improvisation, comme il en a souvent été capable. De surcroît, comme il est aisé de prendre des décisions administratives brutales et précipitées, mais comme il est difficile de les justifier au moyen d’argumentaires objectifs et suffisamment solides !

 Les hauts responsables de l’Education Nationale ne se sont nullement donné la peine d’expliquer, aux intéressés et aux concernés, leur geste infondé et insensé, le moins que l’on puisse dire étrange et étranger au vaste domaine des  « sciences de l’éducation, essentiellement au niveau de leur philosophie de l’interaction théorie/pratique basée », dans une large mesure, sur le socle confirmé de la percée remarquable de la recherche scientifique, appelée communément réflexion/action.

L’Histoire dira que les mêmes hauts responsables du département de l’Education Nationale viennent sciemment d’assassiner, par un acte prémédité, l’âme et l’esprit des nouvelles approches docimologiques qui visent, sans la moindre ambigüité, à développer et à consolider les apprentissages dans leur rapport incontournable avec les sciences de l’observation, de l’évaluation formative, principal pilier de la responsabilisation et, par voie de conséquence, de l’autonomisation des publics concernés.

Rien ne permet de vouloir chercher, à tout prix, à sauver un système de gestion éducative perverse, en lui assénant le coup de grâce, en  se passant purement et simplement du fleuron de l’Education Nationale : l’examen expérimental qui accordait une crédibilité incontestable aux examens sommatifs de certification.

Rien n’autorise, non plus, les hauts responsables de l’Education nationale, à s’ingénier malencontreusement à contourner les véritables problèmes de gestion matérielle dont souffrent chroniquement tous les acteurs pédagogiques de premier ordre.

M.M. les hauts responsables du département de l’Education Nationale, vous avez opté pour un type de populisme déplacé, et foncièrement déclassé. Un tel populisme n’a rien à voir avec l’Education de nouvelles générations, qui se base avant tout et surtout sur du  réalisme, sur des vérités, sur des réalités aussi amères soient-elles. !

Les examens expérimentaux, comme vous êtes censés le savoir, jouent  le rôle de révélateur infaillible de vérités loin de toutes sortes de démagogies socio populistes de (mauvais goût). Car M.M. les hauts responsables, votre devoir ne consiste nullement à maquiller les réalités, votre devoir consiste à ne pas  trop user de pragmatisme souhaité.
Ce ne sont pas les examens expérimentaux qui manquent de punch, mais plutôt les moyens matériels et logistiques qui font défaut. Et cela vous le savez mieux que quiconque…

En sacrifiant le fleuron de l’Education Nationale, l’examen expérimental, vous commettez une grave erreur d’appréciation, de jugement, de gestion et de vision,  dont les conséquences ne manqueront aucunement de se répercuter,  fâcheusement, sur ce qui reste encore de crédible dans la gestion des affaires socioéducatives et culturelles du département sensible qui vous est confié. /.
DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI

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